Thomas Bernhard – Avec moi et avec mon pays
09 Monday Nov 2015
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09 Monday Nov 2015
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27 Tuesday Oct 2015
Posted in Architecture
River of our substance
Flowing
With the rest. River of the substqnce
of the earth’s curve, river of the substance
Of the sunrise, river of silt, of erosion, flowing
To no imaginable sea. But the mind rises
Into Happiness, rising
Into what is there. I know of no other
Nor have I ever witnessed it… Islands
To the north
In polar mist
In the rather shallow sea
Nothing more
But the sense
Of where we are
Who are most northerly. The marvel of wave
Even here is its noise seething
In the world; I thought that even if there were nothing
The possibility of being would exist;
I thought I had encountered
Permanence; thought leaped on us in that sea
For in that sea we breathe the open
Miracle
Of place, and speak
If we would rescue
Love to the ice-lit
Upper World a substnatial language
Of clarity, and respect.
George Oppen
27 Tuesday Oct 2015
Posted in Architecture, George Oppen
26 Monday Oct 2015
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Le réseau est un ragout d’orgueil et de vanités, de mains, d’oreilles, de voix dont je ne peux dire si ils me rapprochent ou m’éloignent de ce que je suis. J’ai beau chercher l’œil par-dessus l’épaule je ne le trouve pas, car dire est souvent un concert d’ombres ou leurs figures tues seules sont vraies, seul le silence peut contenir une connaissance profonde des choses comme l’essence d’une personne se trouve dans sa dimension non révélée.
De ce vacarme ou je ne discerne plus rien, les voix qui mériteraient vraiment d’être entendues sont devenues une pièce de plus dans l’engrenage de la masse anonyme, écrasé par le force du réseau.
Pendant longtemps j’ai voué une grande fascination pour la lettre aleph, tant qu’il est silencieux, comme la vraie connaissance n’est pas sonore, elle est intangible, ineffable.
Si le Midrash a bien une fonction c’est celle de compenser les silences dans le récit de la Torah, il comble par exemple les 75 ans de la vie d’Avraham, le discours entre Cain et Abel, les silences dans la Paracha Noah…. Etc, il nous submerge sous des océans de papiers. Le texte devient ainsi une sorte de labyrinthe, un plais secret aux portes fermées qu’il faut explorer. Aujourd’hui je le trouve inutile, le silence aurait largement suffit.
26 Monday Oct 2015
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La nudité de Laprostituta pudica :
L’homme a souvent honte de dévoiler sa nudité intérieure et lui préfère un masque poreux, défectueux et un visage saboté par la pudeur. Il se sert alors du langage pour se couvrir comme la peau épargne la vue de nos tripes et l’essence intérieure qui fait une figure de son ombre ne peut plus être vue.
Ainsi écrit Carl Gustave Jung sur la symbolique du serpent dans le fameux livre rouge:
«Je me suis uni avec lui (le serpent) et je ne l’ai pas outrepassé. J’ai pris part à l’humiliation et à la subjugation, j’ai pris la nature du serpent. Si je n’étais pas devenu comme lui, le mal m’aurait soumis comme il a astucieusement déçu Faust … J’ai alors construit une solide structure (peau) et j’ai gagné en stabilité. Le immoral en moi est sauvé ’’.
Il est très intéressant de noter qu’en hébreu les mots être nu et être rusé ont la même racine :
Dans Genèse 3.1 (le serpent était le plus rusé des animaux) עָרוּם » =Arum et un peu plus loin Berechit 2.25 (et ils étaient nus) עֲרוּמִּים =Arumim.
On pourrait ainsi déduire que ce qui relie la nudité à la ruse c’est le langage. Une parole rusée (destructrice) a le pourvoir de perforer l’épaisse paroi qui tapisse l’homme. S’il ne fait pas attention aux charnières qui peuvent dévoiler son intériorité, il se met aux devants d’une grande déception. Le langage a cette double potentialité de couvrir et de dévoiler l’essence.
25 Sunday Oct 2015
Posted in Aviation
The Blériot XI was one of the most famous accomplishments of the pioneer era of aviation, built by Louis Blériot who became on 25 July 1909 the first person to cross the English Channel in an airplane.
The Blériot XI was manufactured in 1914 and was powered by a 50-horsepower Gnôme rotary engine. The airplane was purchased by the Swiss aviator John Domenjoz, a Blériot company flight instructor. Domenjoz earned a reputation as one of the era’s most celebrated stunt pilots, performing in major European cities and in North and South America through 1916, at which time he returned to France. Following wartime service as a civilian flight instructor both in France and the United States, Domenjoz made one final barnstorming tour with his Blériot in 1919.
This was the WORLD’s First Military Aircraft. It was first used operationally in Mexico during the 1910 Mexican Revolution (Lit Dynamite was thrown out of the cockpit) and later as the World’s first Operational Bomber in the Italo-Turkish War of 1911-1912. According to the Hague 1899 & 1907 protocols, attacks from the air were considered WAR CRIMES (civilian or military). The Bleriot was considered a FRONT LINE Aircraft of the Balkan Wars (1912-13) and was used in WWI (1914-1915).
Another important “first” was the 1910 flight over the City of Montreal by Count Jacques de Lesseps in his Blériot XI christened “Le Scarabée”.
10 volunteers’ amateurs in Canada spent 14 years to build a replica of the Blériot from a German set of plans, because the original French set of plans was lost during the WW II. And is now exposed at the CCPA Aviation museum in Montreal.
This replica flew during 14 seconds because the Bleriot is only flown on the calmest of days and then only in a straight line and a few feet above the ground, then lands and is turned by hand for the return trip. Control is too weak to allow in air “aerobatics” and they treat these aircraft with the greatest respect.
In this exposed replica I’ve noticed an extended rudder with a float on the bottom (picture number 5) and one of the volunteer named Michel, explained to me that Louis Blériot did it in case the airplace crashed in the high sea; he would be able to survive by making the airplane float on the water, but no one know what was the material used, probably wine corks.
24 Saturday Oct 2015
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“Les Caractères/Du mérite personnel” de La Bruyèr
This old edition belonged to my father; more than 15 years now since I’ve read it for the first time. This book contains a treasure trove of timeless and increasingly timely pointers on the necessary art of living up to our social destiny and personal Merit.
I’ve learned that the personal merit is silent and doesn’t need to be reconized…and I’ve learned to not give my time to every superficial acquaintance: it is bestowing what is to you of inestimable worth, upon one who is not likely to be the better for it.
And I’ve learned that the personal merit consists less in the display of one’s own wit and intelligence, than in the power to draw forth the resources of others; he who leaves you after a long conversation, pleased with himself and the part he has taken in the discourse, will be your warmest admirer. Men do not care to admire you, they wish you to be pleased with them; they do not seek for instruction or even amusement from your discourse, but they do wish you to be made acquainted with their talents and powers of conversation; and the true man of genius will delicately make all who come in contact with him feel the exquisite satisfaction of knowing that they have appeared to advantage.This requires great genius and few are gifted with the talent.
24 Wednesday Jun 2015
Posted in Fiodor Dostoïevski, Uncategorized
Parmi les écrivains du XIX siècle, qui, depuis leur poste d’observation à la périphérie Est européenne retardée ont considère les jeux très avancés d’exploitation agressive du monde avec une réserve critique, Fiodor Dostoïevski s’est révélé comme le diagnosticien le plus clairvoyant.
Dans sa nouvelle « mémoires écrits dans un souterrain » parue en 1864 ; qui ne constitue pas seulement le document fondateur de la psychologie moderne du ressentiment mais aussi la première expression de l’opposition à la globalisation, se trouve une formule qui résume avec une force métaphorique sans égale le devenir du monde au début de la fin de l’ère de la globalisation : cette formule selon laquelle la civilisation occidentale est un « palais de cristal ». Lors de sa visite à Londres en 1842, Dostoïevski avait visité le palais de l’exposition universelle à South Kensington et avait aussitôt saisi de manière intuitive la symbolique de ce bâtiment hybride.
Pour Dostoïevski l’arrivé de cet homme nouveau qui une fois accomplie, la solution technique de la question sociale, vivait parmi ses semblables dans un palais collectif de verre et de métal dans lequel règne un éternel printemps de consensus. Le soleil des bonnes intentions brillait jour et nuit, la coexistence pacifique de tous avec tous irait de soi. Une sentimentalité sans limites.
C’est depuis ce point que le motif de la fin de l’histoire entreprend sa marche triomphale. Les visionnaires du XIX siècle comme les communistes du XX siècle avaient compris que la vie sociale après la fin de l’histoire combattante ne pourrait se dérouler que dans un espace élargi et doté d’un climat artificiel.
Si les combats historiques doivent déboucher sur la paix éternelle, il faudrait intégrer toute la vie sociale dans un habitacle protecteur, ainsi tous les évènements historiques ne pourraient plus survenir, tout au plus des accidents domestiques. Il n’y aurait donc plus de politique ni d’électeur ; uniquement des concours d’ambiances entre les partis et des fluctuations parmi les consommateurs.
Cette gigantesque serre est dédiée à un culte joyeux et frénétique de Baal, pour lequel le XX siècle a proposé le nom de consumérisme. Le Baal capitaliste que Dostoïevski crut reconnaitre à la vue choquante de ce palais à Londres et des masses londoniennes venues s’amuser.
Ainsi la cristallisation désigne le projet de généraliser l’ennui sous une forme normative d’interdire que l’histoire ne fasse de nouveau irruption dans le monde. Encourager et protéger l’immobilité bénigne est désormais l’objectif de tout pouvoir d’état.
Quand on observe le monde tel que l’ont modelé les processus transmis par le capital, on est forcé de constater que le cours actuel des choses a confirmé les anticipations de Dostoïevski sur les ambiances de l’existence dans les palais de verre.
Le palais capitaliste du monde, les marxistes ultra tardifs que sont Negri et Hardt l’ont tout récemment de nouveau arpenté sous le nom d’empire.
28 Saturday Mar 2015
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Carnet de croquis, le temps
Artist : Lookace Bamber
If I trust Bergson’s idea of the “durée créatrice” I must dissociate material from memory… but I feel that the question is not whether material things last rather then how we can coincide with the inner consciousness of this external time. I cannot forget when Carl Jung tried to make a kind of monument out of stone in 1950 as a manifestation of the occupant.
27 Friday Mar 2015
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