The Waco UPF-7 is an unusual airplane. This is not due to any outstanding technical features but to timing. A relatively obsolete design, it was built in quantity at a time when the open cockpit biplane trainer for civilian use was virtually extinct.
Even then, it slipped into service unnoticed since it had no significant new features to arouse the interest of the contemporary aviation press.
Production of commercial biplane trainers virtually ended in Depression years of the early 1930s, and new low-powered monoplanes rapidly took their place in the schools and in private aviation. Only the Army and Navy were principal customers for biplane trainers in succeeding years. While Waco did not have a share of this market, it was one of the few firms that continued to supply open cockpit biplanes to private owners of the mid-1930s, a group comprising what could be considered a custom trade. Yet the UPF-7, introduced in the late twilight of the biplane era, was built in greater quantity than any single Waco model that preceded it. Approximately 600 came out of the Troy, Ohio factory between 1937 and 1942.
Today there are more than 150 registered and I flew one on them in 2013. The smell of the exaust, the wind blowing on my face and the sound of the engine whirling, reminded me the good days when instruments were not digital.
Fleet Canuck is part of the Canadian aviation heritage. Most Canadian flight students in the 50s & 60s would have had the opportunity to do their PPL in one. It was designed and built by J.O. Noury of Stoney Creek to train pilots for WWII.
After building three examples, sales were unfortunately not forthcoming and with the outbreak of WWII, Noury ended up selling his design to the Fleet Aircraft Company in Fort Erie. Production on the Fleet Model 80 Canuck lasted until 1947 with 225 being built. Noury went on to become an important designer at Noorduyn Aircraft Ltd of Montreal, Quebec, the company that designed and built the famous Norseman bush plane.
The original aircraft in these markings was piloted by Hubert M. Pasmore, father of our founder; Godfrey Pasmore.
The Canuck was exactly what was required for inexpensive flight training in Canada, very sturdy, inexpensive fabric and tube construction with an enclosed cockpit and two-place, side-by-side seating with stick and rudder flight controls on each side, power controls in the centre of the panel, but brakes only on the pilot’s side. The original Canuck was not very powerful, but it was approved for some aerobatics!
In my experience, it is aerobatic, although usually I just keep it flying straight and level.
The aircraf was recently put in Owner maintenance to allow for a tail hook installation and oil cooler. Professionally maintained. Hangared.
Ar Men (“The Rock” in Breton), one of the best known lighthouses because of its isolated situation and the considerable difficulties its construction has presented (14 years were needed to build it !!), and the danger in evacuating its personnel.
Considered as one of the most challenging workplaces by the community of lighthouse keepers, it has been named “The Hell of Hells”.
It has been automated in 1990. It has been automated in 1990.
Extraits d’Armen de Jean-Pierre Abraham,
J’ai toute la nuit devant moi. Il n’y aura pas de brume. L’horizon est clair, on voit tous les feux. Le vent est remonté au nord mais la houle demeure et le phare tremble par moments dans le bruit.Ma lampe est tombée tout à l’heure. Je n’ai pas vu qu’à chaque secousse elle se rapprochait un peu plus du bord de l’établi. Elle a basculé sur mes genoux puis sur le socle de fer. La chambre de veille a pris cet aspect fantastique que je n’aime pas. Les ombres et lumières tombant du feu tournant courent sur les boiseries. Certaines semblent venir d’en bas, par l’échelle de la salle des machines. L’armoire de cuivre et les roues dentées du mouvement d’horlogerie, les volutes de la rampe étincellent. Tout le reste est noir.
Les verres des lampes de rechange sont dans la chambre de Martin. Je ne ferai plus rien cette nuit. Cela ne va pas très bien. C’est ce que je voulais dire.
Il y a un grand oiseau qui tourne autour de la lanterne. Il glisse contre les vitres en battant des ailes, s’écarte, se fait prendre dans un des faisceaux de lumière, tourne avec lui, plonge à nouveau vers le feu. Il ne crie pas. Je suis sorti sur la galerie pour mieux le voir. C’est un oiseau brun, je ne connais pas son nom.Le feu de Sein est trop net, le mauvais temps va revenir.
Plus tard avec les vents de terre, nous aurons des milliers d’oiseaux. Et la brume.
(…) Il faudrait parler aussi de la lumière qui règne dans cet escalier, une lumière de cloître.
(…) La lumière de l’escalier est douce toute la journée. Elle entre par d’étroites lucarnes orientées à l’ouest, disposées régulièrement à chaque demi-étage. Le soir parfois tout s’illumine.La cuisine n’est jamais claire. On ne peut relever qu’à moitié le panneau de bronze qui protège la fenêtre en cas de mauvais temps.
Au-dessous, dans le magasin, le hublot de verre dépoli ne laisse pénétrer qu’un peu de lumière glauque.
En bas, il fait noir, entre les cuves à pétrole et les cuves à eau, dans la coursive d’entrée. Là se trouve la trappe de fer qui donne dans l’ancienne soute à charbon, maintenant noyée parait-il.Martin est appuyé contre le montant d’une vitre dans la lanterne, et regarde vaguement la mer, bouleversée à l’ouest. Le feu chante. La flamme du foyer, que l’on aperçoit sous le brûleur dans un miroir, est bleue et fixe. L’optique, immobile encore sous la housse blanche. Le soleil a disparu. Un peu de vent ronfle dans les ventilateurs de la coupole. On remonte le mouvement d’horlogerie. Le poids, qui repose au fond de son puits, dans le mur, à hauteur de la cuisine, heurte lourdement la paroi en se redressant, au premier tour de manivelle. Dans l’escalier les pierres s’assombrissent.Il faut que je dorme un peu avant minuit. Des questions vaines. Pourquoi la vue d’une lampe allumée en plein jour glace-t-elle le cœur ? Pourquoi suis-je toujours fasciné par le partage des ombres et des lumières ?
(…) Un court vent de nord faisait briller le flot montant. La mer glissait d’un seul bloc, sans bruit, et le ciel semblait la suivre. Seul, ce phare, dressé, inquiétant de loin j’imagine. Nous qui l’habitons nous sommes au secret. Je crois parfois participer à quelque chose de grave, sans comprendre.Nous entrons dans la période des vives eaux et l’on aperçoit, à basse mer, un morceau de la roche rouge sur laquelle le phare est bâti. Ar Men en breton signifie La Pierre. Qu’avait-elle de particulier cette roche pour qu’on la nomme ainsi, parmi les dizaines qui émergent sur la Basse-Froide ? J’aime ce nom.
Il faisait le même temps lorsque j’ai vu Armen pour la première fois. La mer était grise, comme toujours lorsqu’on navigue sur un bateau de guerre. J’ai cru reconnaître cet endroit. J’ai souhaité vivre dans ce phare. C’était la meilleurs façon pour ne plus le voir. Quand j’ai posé le pied, la première fois, sur ce débarcadère-jouet, je me suis cru chez moi. Mais de toute cette époque, déjà, je ne me souviens pas.
(…) Toute l’après-midi j’ai retrouvé cette impression de plein été. Le phare est enfoui dans la lumière. Je sens au-delà des énormes murs la pression de l’espace. La porte est barrée. Les doubles fenêtres sont closes dans les trois chambres. Je reste assis sur une marche de l’escalier, adossé à la chaux. Aucune ombre ne bouge. Je croyais jadis que les tempêtes étaient effrayantes. Dans l’enthousiasme j’envisageais très bien de m’envoler avec le phare. Mais la vraie peur apparaît quand la mer est trop calme. Comme si nous dérivions. Je voulais me rouler en boule dans un coin, non pas sur ma couchette, sur la pierre, dans un coin.
(…) Je n’avais pas envie d’allumer ma lampe. J’étais habillé du phare…Tout le phare vibrait légèrement, chaud dans le vent, éparpillant sa braise. La leçon des ténèbres est parfois très douce.
(…) Je m’allège, au cours du lent voyage de la Velleda à travers les écueils du pont de Sein, tandis que la silhouette du phare grandit à l’horizon. L’inutile se défait, s’effiloche dans le sillage. On arrive, je regarde de tous mes yeux. Henri réduit la vitesse, fait son furtif signe de croix, j’endosse le gilet de sauvetage, je cours rejoindre les matelots à l’avant. Des cris rauques ponctuent la manœuvre, enthousiastes ou moqueurs selon que le gardien, là-haut, a bien ou mal lancé la touline qui permettra d’effectuer le va-et-vient. On s’embrasse, je ris, je reçois de lourdes claques dans le dos, “Salut Jonas ! Amuse-toi bien dans ton château ! “, je suis tout neuf, content et inquiet comme un écolier à la rentrée des classes.
4h. Nuit interminable. Par instant la lumière qui tombe de la lanterne me semble toute rouge, comme s’il y avait un incendie de brûleur… J’ai entendu un choc très violent à la base du phare. Penché sur la rambarde, j’ai vu monter vers moi, avec une étonnante lueur, une gerbe d’écume, un peu grise dans la nuit, soudain éblouissante lorsqu’elle est parvenue au niveau de la lanterne et qu’un des trois faisceaux du feu l’a heurtée. J’ai habité un instant cette maison fantastique, qui s’est écroulée sur mes épaules. Je suis réveillé.
L’aube. Toutes les lueurs sont étrangères, mais le bruit, le chant à plusieurs voix du feu, peu à peu m’a rassuré.(…) La mer cogne sans répit maintenant. Les embruns crépitent sur la coupole. Les grandes vitres tremblent. C’est merveille qu’au milieu de tout ce vacarme le sifflement léger du feu demeure absolument perceptible. J’ai dû abandonner le fauteuil de quart, sous la pluie de mercure qui tombe de la cuve à chaque secousse.
20 décembre, 17h.
Patience. Choisir d’habiter près d’une lampe, c’est tout de même choisir la couleur de sa vie. Une lumière violente fait écran. Ici, entre les lueurs et les ombres on doit pouvoir avancer lentement. Peut-être vaudrait-il mieux flamber d’un coup, vivre en torche, se consumer dans un éclair de folie ?
Mais la folie est dehors qui hurle. il faut résister. Faire le poids. J’allume ma lampe. La lumière coule sur le table et d’objet en objet gagne ses positions. Des ombres se prennent à vivre intensément, comme un regard. La limite du cercle est imprécise. Il faudra y aller voir. Avancer les mains.
Je n’en finirai pas d’errer entre l’ombre et la nuit. C’est de la complaisance.
(…) Brume. Depuis deux jours. Nous ne parlons plus. Nous ne prenons plus nos repas ensemble. Martin a les yeux injectés de sang.Quatre heures. Tout est gris. L’aube ne changera rien. La porte de la galerie est ouverte, la fenêtre de la salle des machines aussi, pour assurer un courant d’air sur les moteurs brûlants. On ne peut rester dans la chambre de veille, à cause du froid, et du bruit. Aucun refuge. Quarante-cinq secondes, entre les coups de sirène, pour aller surveiller le feu, inutile. Lorsqu’on ne peut redescendre assez vite, on se ramasse en boule, là-haut, près de l’optique, on se bouche les oreilles de toutes ses forces. Quand le hurlement éclate, un violent sursaut traverse malgré tout le corps.
(…) Les oiseaux sont là. Plusieurs centaines. Le feu les attire, la sirène les épouvante. Fous, ils viennent se briser le crâne contre la vitre. Le muret extérieur, la galerie sont couverts de plumes et de sang. Il faut veiller désormais devant la porte ouverte : ils entreraient, ils envahisseraient la lanterne pour crever le manchon du feu.On entend un peu leurs cris. D’autres cris. Le phare bouge. La houle est plus forte.
Reflets de perle. L’aube. On ne voit pas le pied du phare. Le bruit de la sirène résonne sur l’eau comme dans une cathédrale.
Heures blanches. Dame blanche.
Poser ses mains sur les pierres. Rassurer. Renouer.
Différentes vannes freinent la ruée du pétrole sous pression vers le brûleur. Je les ouvre l’une après l’autre, lorsque l’aiguille du manomètre, au-dessus de chacune d’elles, a atteint le niveau prévu. Puis vient l’instant qui donnera le ton de la nuit. La dernière vanne ouverte, le pétrole se volatilise en passant au cœur du brûleur chauffé, jaillit en vapeur, en fumée blanche dans le manchon, une allumette l’enflamme. Le long sifflement peu à peu s’équilibre. Au fond du brûleur, très secrète, révélée par le miroir, apparaît la couronne de petites flammes bleues du foyer. Tout dépend de sa vigueur, de sa netteté, un grain de poussière dans l’éjecteur suffit à l’éteindre, le pétrole alors jaillit liquide, coule en flammes sur le socle, fait éclater les prismes.Il fait jour encore. Le squelette de l’optique se dessine confusément sur la housse. Le feu demeure caché. Personne ne sait. Nous gouvernons. Parfois dans le coeur vide, rincé de toute image, s’allume toute seule une autre lueur, comment le dire : la ferveur, peut-être. J’aime violemment cette vie, je veux toucher sa peau, sa vraie peau sans oripeaux. J’ai soudain l’impression que c’est très simple.
Je voudrais un jour, avec juste les mots, dire cette simplicité. Toutes les grimaces en moi n’auraient plus d’importance.
La dure liberté du vent. Nul n’est plus nu que lui.
La nuit. Les voûtes du monastère, les murs ronds de mon escalier.Aucun mortier ne lie ces pierres. Elles tiennent par leur propre poids. Les plus gros blocs, on les a longuement usés les uns contre les autres pour qu’ils s’épousent parfaitement.
Tout est simple. Un ordre profond, à peine visible, et la prodigieuse liberté du cœur. Aucune erreur, aucune hésitation apparente : l’esprit qui a conçu cela s’est totalement effacé derrière son œuvre.Et l’utilisation de la moindre pierre. La très longue patience alliée à l’inspiration du moment.
Midi. Le bruit de la vague et le silence, l’ombre épaulant la lumière, j’ai soudain l’impression que le phare est fondé sur leur équilibre. Et chaque geste le dresse un peu plus.
C’est fragile une rencontre d’oiseaux. Il faut soi-même être invisible là-dedans. et présent pour lancer la ronde.
Toutes les lueurs du jour, qui tournent et volent dans l’air léger de l’escalier, est-ce qu’elles ne se retrouvent pas au soir, dans la couronne de flammes secrètes du foyer ?A la lucarne près de laquelle je travaille aujourd’hui, on voit l’horizon partager exactement le ciel et la mer.
Le soir. Tout notre travail est pour l’horizon. Cette lente avalanche de la lumière vers le haut, les prismes la cassent durement, la renvoient au large.
Moi j’ai besoin de lumière, je suis affamé de lumière. Les murs, les cuivres. Par quelle roue d’un moulin secret devrai-je moi aussi passer ?
J’aurais voulu voir l’homme qui a décidé de cette construction. (Un illuminé, probablement. Mais on dit qu’il était humble et fort inquiet). Lorsqu’il a connu la nature de la roche, la surface utilisable, je suppose qu’il a su aussitôt quelles seraient la hauteur et la puissance du feu. Il brillait déjà là-haut, pour lui. Il n’y avait plus qu’à bâtir une tour pour le rejoindre. Chaque pierre a été choisie en fonction de cette nécessité. Se liant étroitement les unes aux autres est devenue unique.
Et je crois que la tour se défait un peu chaque jour dans la lumière, qu’elle est reconstruite au soir. Je pense au bruit des sabots dans l’escalier à l’heure de l’allumage.
26 avril.
Nous avons repeint en blanc les mât de pavillon, dérouillé la girouette, répandu du goudron chaud sur la coupole.
En bordure de la coupole, la seule décoration du phare : quatre têtes de lion, qui font office de gargouilles, rejetant l’eau par la gueule. Eau de pluie et eau de mer étroitement mêlées les jours de tempête.
J’ai repeint la longue potence au bout de laquelle passe le câble du va-et-vient. Martin aussi voulait le faire, mais on ne peut y travailler à deux. Nous avons tiré au sort. J’ai gagné. Martin dit : ” Ta chance te perdra”.
a cheval au bout de ce long bras noir, je voyais l’eau filer en dessous, j’avais l’impression de basculer lentement, comme lorsqu’on regarde, allongé dans l’herbe, des nuages passer au ciel, un jour de grand vent.
30 avril.
Nous avons terminé le blanc de la tour aujourd’hui. La face Nord est pénible à peindre. Les cuves à eau de la sirène occupent toute la largeur de la galerie de ce côté. ll faut faire de sérieuses acrobaties pour installer la chaise. Réussir à se poser sur le muretin, en arrivant en bas. Et il n’y a pas de soleil.Mais la mer scintillait un peu plus loin. Des mouettes planaient à notre hauteur, et se laissaient tout à coup tomber comme pierres dans l’eau.
La mer elle-même, la mer se perce de lames vives indéfiniment.
1er mai.
Il nous reste à peindre le nom du phare, tracé en grosses lettres noires sur la tour. Elles on un peu viré au gris au cours de l’hiver. J’ai fait le A, Martin le R, ce R dont il affirme, dans ses jours sombres, qu’il est de trop. Nous avons écrit le M ensemble.
“Once you’ve negated everything and done away completely with all forms of existence, who can you turn to, laughing or crying, if not your own self ? Once you have witnessed the fall of the entire world, there is nothing left but for you to fall too.”
« S’il était vrai qu’il existe des lois éternelles régissant de manière absolue toutes les choses humaines et qui ne requièrent de chaque être humain qu’une complète obéissance, alors la liberté ne serait qu’une farce. »
« L’isolement comme conséquence de l’absence de compagnie et du déracinement est, du point de vue de l’homme, la maladie dont souffre le monde où nous vivons, même si, il est vrai, on peut encore y apercevoir des gens, de moins en moins nombreux d’ailleurs, qui s’agrippent les uns aux autres sans reposer sur le moindre appui, sans bénéficier du secours des modes institués de la communication qu’un monde habité en commun devrait offrir, pour qu’on puisse échapper ensemble à la malédiction qui consiste à devenir inhumain, dans une société où chacun semble superflu et semble être tenu pour tel par les autres. »
« Mais demeure aussi cette vérité que chaque fin dans l’histoire contient nécessairement, un nouveau commencement; ce commencement est la seule promesse, le seul “message” que la fin puisse jamais donner. Le commencement avant de devenir un événement historique, est la suprême capacité de l’homme; politiquement, il est identique à la liberté de l’homme. Initium ut esset homo creatus est -pour qu’il y ait un commencement l’homme fut créé- dit saint Augustin. Ce commencement est garanti par chaque nouvelle naissance, il est en vérité, chaque homme. »
« S’il était vrai qu’il existe des lois éternelles régissant de manière absolue toutes les choses humaines et qui ne requièrent de chaque être humain qu’une complète obéissance, alors la liberté ne serait qu’une farce. »
« L’isolement comme conséquence de l’absence de compagnie et du déracinement est, du point de vue de l’homme, la maladie dont souffre le monde où nous vivons, même si, il est vrai, on peut encore y apercevoir des gens, de moins en moins nombreux d’ailleurs, qui s’agrippent les uns aux autres sans reposer sur le moindre appui, sans bénéficier du secours des modes institués de la communication qu’un monde habité en commun devrait offrir, pour qu’on puisse échapper ensemble à la malédiction qui consiste à devenir inhumain, dans une société où chacun semble superflu et semble être tenu pour tel par les autres. »
« Mais demeure aussi cette vérité que chaque fin dans l’histoire contient nécessairement, un nouveau commencement; ce commencement est la seule promesse, le seul “message” que la fin puisse jamais donner. Le commencement avant de devenir un événement historique, est la suprême capacité de l’homme; politiquement, il est identique à la liberté de l’homme. Initium ut esset homo creatus est -pour qu’il y ait un commencement l’homme fut créé- dit saint Augustin. Ce commencement est garanti par chaque nouvelle naissance, il est en vérité, chaque homme. »
This book is important to me. I am in a stage in which I need an Objectivist poetry that can tie my inner world to the concrete world of physical fact… and where the discovery of those facts burst in a paroxysm of emotions.
It’s definitely for me a new way to experience the opus metaphysicum and silence.
George Oppen’s embrace of silence in his work, both in the way he writes and in his philosophy, shows the influence of post-classical science and mathematics, an influence that extends to avant-garde poets writing after World War II and that situates Oppen as a key figure among them.
There is something exemplary about Oppen’s silence. In 1935 he joined the Communist party, becoming its election manager for Brooklyn a year later. His judgment was that, against the backdrop of the depression and the emergence of fascism, there were more important things to do than write poetry. This was a political decision, but it was also an aesthetic decision, in that by his silence he was declining to write the rhetorically charged, exhortative verse that then, as now, was the poet’s characteristic form of protest. More than poetry, or even politics, what mattered to Oppen was the truth of things. The truth, in the 1930s, was best arrived at politically. Political, in the sense of agitational poetry was not, in his view, true.
I had to order this George Oppen’s New Collected Poems from Australia for 62,52 AUD, I couldn’t find it elsewhere.
I always visualize him sitting on his wooden bench outside his Black Forest house, alongside his wife who, with her perverse knitting enthusiasm, ceaselessly knits winter socks for him from the wool she has shorn from their own Heidegger sheep.
I cannot visualize Heidegger other than sitting on the bench outside his Black Forest house, alongside his wife, who all her life totally dominated him and who knitted all his socks and crocheted all his caps and baked all his bread and wove all his bedlinen and who even cobbled up his sandals for him. Heidegger was a kitschy brain….. a feeble thinker from the Alpine foothills, as I believe, and just about right for the German philosophical hot-pot. For decades they ravenously spooned up that man Heidegger, more than anybody else, and overloaded their stomachs with his stuff. Heidegger had a common face, not a spiritual one, Reger said, he was through and through an unspiritual person, devoid of all fantasy, devoid of all sensibility, a genuine German philosophical ruminant, a ceaselessly gravid German philosophical cow, Reger said, which grazed upon German philosophy and thereupon for decades let its smart little cow-pats drop on it….
Heidegger is the petit-bourgeois of German philosophy, the man who has placed on German philosophy his kitschy nightcaps, that kitschy black night-cap which Heidegger always wore, on all occasions. Heidegger is the carpet-slipper and night-cap philosopher of the Germans, nothing else..
“Tatsächlich erinnert mich Stifter immer wieder an Heidegger, an diesen lächerlichen nationalsozialistischen Pumphosenspießer. Hat Stifter die hohe Literatur auf die unverschämteste Weise total verkitscht, so hat Heidegger, der Schwarzwaldphilosoph Heidegger, die Philosophie verkitscht, Heidegger und Stifter haben jeder für sich, auf seine Weise, die Philosophie und die Literatur heillos verkitscht. Heidegger, dem die Kriegs- und Nachkriegsgenerationen nachgelaufen sind und den sie mit widerwärtigen und stupiden Doktorarbeiten überhäuft haben schon zu Lebzeiten, sehe ich immer auf seiner Schwarzwaldhausbank sitzen neben seiner Frau, die ihm in ihrem perversen Strickenthusiasmus ununterbrochen Winterstrümpfe strickt mit der von ihr selbst von den eigenen Heideggerschafen heruntergeschorenen Wolle. Heidegger kann ich nicht anders sehen, als auf der Hausbank seines Schwarzwaldhauses, neben sich seine Frau, die ihn zeitlebens total beherrscht und die ihm alle Strümpfe gestrickt und alle Hauben gehäkelt hat und die ihm das Brot gebacken und das Bettzeug gewebt und die ihm selbst seine Sandalen geschustert hat. Heidegger war ein Kitschkopf, sagte Reger, genauso wie Stifter, aber doch noch viel lächerlicher als Stifter, der ja tatsächlich eine tragische Erscheinung gewesen ist zum Unterschied von Heidegger, der immer nur komisch gewesen ist, ebenso kleinbürgerlich wie Stifter, ebenso verheerend größenwahnsinnig, ein Voralpenschwachdenker, wie ich glaube, gerade recht für den deutschen Philosophieeintopf. Den Heidegger haben sie alle mit Heißhunger ausgelöffelt jahrzehntelang, wie keinen anderen und sich den deutschen Germanisten- und Philosophenmagen damit vollgeschlagen. Heidegger hatte ein gewöhnliches, kein Geistesgesicht, sagte Reger, war durch und durch ein ungeistiger Mensch, bar jeder Phantasie, bar jeder Sensibilität, ein urdeutscher Philosophiewiederkäuer, eine unablässig trächtige Philosophiekuh, sagte Reger, die auf der deutschen Philosophie geweidet und darauf Jahrzehntelang ihre koketten Fladen fallen gelassen hat im Schwarzwald. Heidegger war sozusagen ein philosophischer Heiratsschwindler, sagte Reger, dem es gelungen ist, eine ganze Generation von deutschen Geisteswissenschaftlern auf den Kopf zu stellen. Heidegger ist eine abstoßende Episode der deutschen Philosophiegeschichte, sagte Reger gestern, an der alle Wissenschaftsdeutschen beteiligt waren und noch beteiligt sind. Heute ist Heidegger noch immer nicht ganz durchschaut, die Heideggerkuh ist zwar abgemagert, die Heideggermilch wird aber noch immer gemolken. Heidegger in seiner verfilzten Pumphose vor dem verlogenen Blockhaus in Todtnauberg ist mir ja nurmehr noch als Entlarvungsfoto übrig geblieben, der Denkspießer mit der schwarzen Schwarzwaldhaube auf dem Kopf, in welchem ja doch nur immer wieder der deutsche Schwachsinn aufgekocht worden ist, so Reger. Wenn wir alt sind, haben wir ja schon sehr viele mörderische Moden mitgemacht, alle diese mörderischen Kunstmoden und Philosophiemoden und Gebrauchsartikelmoden. Heidegger ist ein gutes Beispiel dafür, wie von einer Philosophiemode, die einmal ganz Deutschland erfaßt gehabt hat, nichts übrigbleibt, als eine Anzahl lächerlicher Fotos und eine Anzahl noch viel lächerlicherer Schriften. Heidegger war ein philosophischer Marktschreier, der nur Gestohlenes auf den Markt getragen hat, alles von Heidegger ist aus zweiter Hand, er war und ist der Prototyp des Nachdenkers, dem zum Selbstdenken alles, aber auch wirklich alles gefehlt hat. Heideggers Methode bestand darin, fremde große Gedanken mit der größten Skrupellosigkeit zu eigenen kleinen Gedanken zu machen, so ist es doch. Heidegger hat alles Große so verkleinert, daß es deutscbmäglich geworden ist, verstehen Sie, deutschmöglich, sagte Reger. Heidegger ist der Kleinbürger der deutschen Philosophie, der der deutschen Philosophie seine kitschige Schlafhaube aufgesetzt hat, die kitschige schwarze Schlafhaube, die Heidegger ja immer getragen hat, bei jeder Gelegenheit. Heidegger ist der Pantoffel- und Schlafhaubenphilosoph der Deutschen, nichts weiter. Ich weiß nicht, sagte Reger gestern, immer wenn ich an Stifter denke, denke ich auch an Heidegger und umgekehrt. Es ist doch kein Zufall, sagte Reger, daß Heidegger ebenso wie Stifter vor allem immer bei den verkrampften Weibern beliebt gewesen ist und noch heute beliebt ist, wie die betulichen Nonnen und die betulichen Krankenschwestern den Stifter sozusagen als Lieblingsspeise essen, essen sie auch den Heidegger. Heidegger ist noch heute der Lieblingsphilosoph der deutschen Frauenwelt. Der Frauenpbilosoph ist Heidegger, der für den deutschen Philosophieappetit besonders gut geeignete Mittagstischphilosoph direkt aus der Gelehrtenpfanne.
Wenn Sie in eine kleinbürgerliche oder aber auch in eine aristokratisch-kleinbürgerliche Gesellschaft kommen, wird Ihnen sehr oft schon vor der Vorspeise Heidegger serviert, Sie haben Ihren Mantel noch nicht ausgezogen, wird Ihnen schon ein Stück Heidegger angeboten, Sie haben sich noch nicht hingesetzt, hat die Hausfrau Ihnen schon sozusagen mit dem Sherry Heidegger auf dem Silbertablett hereingebracht. Heidegger ist eine immer gut zubereitete deutsche Philosophie, die überall und jederzeit serviert werden kann, sagte Reger, in jedem Haushalt. Ich kenne keinen degradierteren Philosophen heute, sagte Reger. Für die Philosophie ist Heidegger ja auch erledigt, wo er noch vor zehn Jahren der große Denker gewesen ist, spukt er jetzt nurmehr noch sozusagen in den pseudointellektuellen Haushalten und auf den pseudointellektuellen Gesellschaften herum und gibt ihnen zu ihrer ganzen natürlichen Verlogenheit, noch eine künstliche. Wie Stifter, ist auch Heidegger ein geschmackloser, aber ohne Schwierigkeiten verdaulicher Lesepudding für die deutsche Durchschnittsseele. Mit Geist hat Heidegger ebenso wenig zu tun, wie Stifter mit Dichtung, glauben Sie mir, diese beiden sind, was Philosophie und was Dichtung betrifft, soviel wie nichts wert, wobei ich aber doch Stifter höher ein,schätze als Heidegger, der mich ja immer abgestoßen hat, denn alles an Heidegger ist mir immer widerwärtig gewesen, nicht nur die Schlafhaube auf dem Kopf und die selbstgewebte Winterunterhose über seinem von ihm selbst eingeheizten Ofen in Todtnauberg, nicht nur sein selbstgeschnitzter Schwarzwaldstock, eben seine selbstgeschnitzte Schwarzwaldphilosophie, alles an diesem tragikomischen Mann war mir immer widerwärtig gewesen, stieß mich immer zutiefst ab, wenn ich nur daran dachte; ich brauchte nur eine Zeile von Heidegger zu kennen, um abgestoßen zu sein und erst beim Heideggerlesen, sagte Reger; Heidegger habe ich immer als Scharlatan empfunden, der alles um sich herum nur ausgenützt und sich in diesem seinem Ausnützen auf seiner Todtnaubergbank gesonnt hat. Wenn ich denke, daß selbst übergescheite Leute auf Heidegger hereingefallen sind und daß selbst eine meiner besten Freundinnen eine Dissertation über Heidegger gemacht hat, und diese Dissertation auch noch im Ernst gemacht hat, wird mir heute noch übel, sagte Reger. Dieses nichts ist ohne Grund, ist das Lächerlichste, so Reger. Aber den Deutschen imponiert das Gehabe, sagte Reger, ein Gehabeinteresse haben die Deutschen, das ist eine ihrer hervorstechendsten Eigenschaften. Und was die Österreicher betrifft, so sind sie in allen diesen Punkten noch viel schlimmer. Ich habe eine Reihe von Fotografien gesehen, die eine zuhöchst talentierte Fotografin von Heidegger, der immer ausgesehen hat wie ein pensionierter feister Stabsoffizier, gemacht hat, sagte Reger, und die ich Ihnen einmal zeigen werde; auf diesen Fotografien steigt Heidegger aus seinem Bett, steigt Heidegger in sein Bett wieder hinein, schläft Heidegger, wacht er auf, zieht er seine Unterhose an, schlüpft er in seine Strümpfe, macht er einen Schluck Most, tritt er aus seinem Blockhaus hinaus und schaut auf den Horizont, schnitzt er seinen Stock, setzt er seine Haube auf, nimmt er seine Haube vom Kopf, hält er seine Haube in den Händen, spreizt er die Beine, hebt er den Kopf, senkt er den Kopf, legt er seine rechte Hand in die linke seiner Frau, legt seine Frau ihre linke Hand in seine rechte, geht er vor dem Haus, geht er hinter dem Haus, geht er auf sein Haus zu, geht er von seinem Haus weg, liest er, ißt er, löffelt er Suppe, schneidet er sich ein Stück (selbstgebackenes) Brot ab, schlägt er ein (selbstgeschriebenes) Buch auf, macht er ein (selbstgeschriebenes) Buch zu, bückt er sich, streckt er sich und so weiter, sagte Reger. Es ist zum Kotzen. Sind die Wagnerianer schon nicht zum Aushalten, erst die Heideggerianer, sagte Reger. Aber natürlich ist Heidegger nicht mit Wagner zu vergleichen, der ja tatsächlich ein Genie gewesen ist, auf den der Begriff Genie tatsächlich zutrifft wie auf keinen andern, während Heidegger doch nur ein kleiner philosophischer Hintermann gewesen ist. Heidegger war, das ist klar, der verhätscheltste deutsche Philosoph in diesem Jahrhundert, gleichzeitig ihr unbedeutendster. Zu Heidegger pilgerten vor allem jene, die die Philosophie mit der Kochkunst verwechseln, die die Philosophie für ein Gebratenes und Gebackenes und Gekochtes halten, was ganz und gar dem deutschen Geschmack entspricht. Heidegger hielt in Todtnauberg Hof und ließ sich auf seinem philosophischen Schwarzwaldpodest jederzeit wie eine heilige Kuh bestaunen. Selbst ein berühmter und gefürchteter norddeutscher Zeitschriftenherausgeber kniete andachtsvoll vor ihm mit offenem Mund, als erwartete er in der untergehenden Sonne von dem auf seiner Hausbank sitzenden Heidegger sozusagen die Geisteshostie. Alle diese Leute pilgerten nach Todtnauberg zu Heidegger und machten sich lächerlich, sagte Reger. Sie pilgerten sozusagen in den philosophischen Schwarzwald und auf den heiligen Heideggerberg und knieten sich vor ihr Idol. Daß ihr Idol eine totale Geistesniete war, konnten sie in ihrem Stumpfsinn nicht wissen. Sie ahnten es nicht einmal, sagte Reger. Die Heideggerepisode ist aber doch als Beispiel für den Philosophenkult der Deutschen aufschlußreich. Sie klammern sich immer nur an die falschen, sagte Reger, an die ihnen entsprechenden, an die stupiden und dublosen.”
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