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02 Sunday Sep 2018
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30 Thursday Aug 2018
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“In a Country” by Larry Levis
” My love and I are inventing a country, which we
can already see taking shape, as if wheels were
passing through yellow mud. But there is a prob-
lem: if we put a river in the country, it will thaw
and begin flooding. If we put the river on the bor-
der, there will be trouble. If we forget about the
river, there will be no way out. There is already a
sky over that country, waiting for clouds or smoke.
Birds have flown into it, too. Each evening more
trees fill with their eyes, and what they see we can
never erase.
One day it was snowing heavily, and again we were
lying in bed, watching our country: we could
make out the wide river for the first time, blue and
moving. We seemed to be getting closer; we saw
our wheel tracks leading into it and curving out
of sight behind us. It looked like the land we had
left, some smoke in the distance, but I wasn’t sure.
There were birds calling. The creaking of our
wheels. And as we entered that country, it felt as if
someone was touching our bare shoulders, lightly,
for the last time “.
30 Thursday Aug 2018
Posted in Andreï Tarkovski, Uncategorized
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כִּי בְּרֹב חָכְמָה, רָב-כָּעַס; וְיוֹסִיף דַּעַת, יוֹסִיף מַכְאוֹב.
26 Sunday Aug 2018
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« Ils laissent la nature jeter sur eux une lumière favorable. Les caméras brillent comme l’aurore. Tout regard est fixé d’avance. Jamais ils ne sortent d’eux-mêmes et s’imaginent néanmoins conquérir, fût-ce des choses conquises de longue date : ils savent depuis toujours. Les regards des visiteurs s’entassent Et leurs opinions s’entassent sur le sol pollué, comme sur une assiette où le plat principal est noyé dans la sauce.
De même que sur l’écran leur image s’est substituée à eux, de même prétendent-ils se substituer au paysage. Plus ils veulent être à l’unisson de ce qu’ils voient, plus cela sonne faux. S’ils gênent, ce n’est pas parce que, s’interposant, ils barrent la vue, mais parce qu’ils ramènent tout ce qu’ils voient à une simple expérience. Ce qui était forêt devient image. Ce qui était montagne devient image. La nature devient objet. Elle devient plat du jour, et pourtant elle est ce qui se conserve. Elle n’est plus menace. Elle devient simple note sur le bloc d’un serveur, accommodée, garnie, garantie, servie. Oui ils voudraient bien qu’on nettoie la piste, là devant eux, sur laquelle ils ont projeté leur existence. Ils ne s’imaginent tout de même pas que quelqu’un va courir devant eux avec un petit balai, comme au curling. Afin que la piste sur laquelle ils se sont jetés reste glissante. À moins qu’il ne leur faille un tremplin haut dans le ciel pour bondir hors du commun. » Elfriede Jelinek
24 Friday Aug 2018
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La mémoire partout de telle façon qu’on y est plus, remplie de place pour les absents. À peine éloigné qu’on y revient.
Je me regarde dans tes dessins comme dans un miroir… ma figure n’y est jamais déformée.
23 Thursday Aug 2018
Posted in ROBOTS, Uncategorized
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I am overwhelmed by the robot-printer shaping my 3D model. He delivers an imperceptible movement, extraordinarily light, natural, unlivable. Instead of consciousness he receives immortality.
Machines show us the way. Our revealed uselessness forces us to give up.
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Je suis très attendrie par le robot-imprimante qui façonne ma maquette 3D. Il délivre un mouvement imperceptible, extraordinairement léger, naturel, invivable. À la place de la conscience il reçoit l’immortalité.
Les machines nous montrent la voie. Notre inutilité révélée nous force à abandonner la partie.
21 Tuesday Aug 2018
Posted in Fake world, Uncategorized
“Plus ton esprit viendra dans sa clarté, ta faiblesse s’unissant à lui portera une enfance, moins la mort te sera dure ou scandaleuse. Tu pourrais la confondre avec le départ d’un oiseau entre les ronces ; est-ce là tout le mystère de ton mal ?”
Philippe Rahmy.
14 Tuesday Aug 2018
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“There is and probably will be a need to perceive what our great cities lack above all: still, wide, extensive places for reflection; places with tall, spacious, lengthy colonnades for inclement or unduly sunny weather where no traffic noise or street cries can penetrate, and where a finer sensibility would forbid even a priest to pray aloud: buildings and places that express as a whole the sublimity of stepping aside to take thought for oneself. The time is past when the Church possessed the monopoly of reflection; when the vita contemplativa primarily had to be a vita religiosa; and yet that is the idea expressed in everything the Church has built. I do not know how we could ever content ourselves with its buildings, even stripped of their ecclesiastical function; they speak far too emotive and too constrained a language, as the houses of God and as the showplaces of intercourse with another world, for us as godless people to think our thoughts in them. We want to have ourselves translated into stones and plants; we want to have ourselves to stroll in, when we take a turn in those porticoes and gardens.” Nietzsche
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” Il serait nécessaire de comprendre un jour, et ce jour est-il proche, ce qui manque avant tout à nos grandes villes : des lieux de silence, spacieux et fort étendus, destinés à la méditation, pourvus de hautes et de longues galeries pour les intempéries ou le trop ardent soleil, où ne pénètrent nulle rumeur de voiture ni de crieur, et où une bienséance plus subtile interdirait même aux prêtres l’oraison à voix haute : des édifices et des jardins qui, dans leur ensemble, exprimeraient la sublimité de la réflexion et de la vie à l’écart! Les temps sont révolus où l’église possédait le monopole de la méditation, où la vita contemplative était toujours en premier lieu vita religiosa : et tout ce que l’église a construit dans ce genre exprime cette pensée. Je ne saurais dire comment nous pourrions bien nous satisfaire de ces édifices, même désaffectés de leur destination ecclésiale : ces édifices parlent un langage beaucoup trop pathétique et contraint en tant que maison de Dieu et en tant que lieu somptueux d’un commerce avec l’au-delà, pour que nous autres sans-Dieu puissions y penser nos propres pensée. Notre désir serait de nous voir nous-mêmes traduits dans la pierre et dans la plante, de nous promener au-dedans de nous-mêmes, lorsque nous irions de-ci, de-là, dans ces galeries et dans ces jardins” Nietzsche.
07 Tuesday Aug 2018
Posted in Exhibitions I saw, ROBOTS, Uncategorized
I recently saw Rafael Lozano-hemmer exhibition, untitled “unstable presence ” and I suddenly realized that the robots finally took power.

The Unfinished machines are the messengers of the future. For the punishment that we don’t speak to each other anymore, the rude and foul machines took possession of our desensitization.


But thanks to the robots trees became artificial ornementation for our thirst of virtual pornography.
Seasons shall be no more and violence of barren homes everywhere.


Empty Monasteries became their fitness rooms. And until exhaustion we will have to answer the robots idiotic and targeted questions. Digging our path to dematerialization. My glasses shall I need no more.


The AI’s anthropocentric machines make the puppeteer’s useful idiot smile before our unveiled bodies.

The corporeal communication will be confused with digital communication. Who needs carnality when we have Netflix ?

We will have to breathe recycled oxygen. Who needs fresh air when we have nanotechnology ? .
Robots now have our voice, the voice of a human being. Tomorrow, as a precaution, they will speak a language that will be untranslatable to us. Who needs a language when the world have lost its boundaries ?

Economists will be the new prophets for the robot messianic era. Algorithms, numbers and informational relations shall be the only religion. Who needs insurrection, when we have abstraction ?


02 Thursday Aug 2018
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(À tes grands parents )
Morte la mère de ma mère
Au printemps de ses jours
Et sa fille
Ne gardait pas souvenir de son visage
Son portrait
Gravée au cœur de mon grand père
A disparu du monde des images après sa mort…
Seul son miroir est resté dans la maison
À gagné en profondeur
Avec les années
Dans son cadre d’argent…
Et moi
Sa pâle petite fille
Qui ne lui ressemble pas
J’y plonge aujourd’hui mon regard
Comme dans un lac
Cachant des trésors sous l’eau…
Très loin derrière mon visage
Je vois une jeune femme
Aux joues roses
Souriante portant perruque…
Elle met une longue boucle d’oreille
L’enfilant par un trou minuscule
Dans la chaire délicate…
Très loin derrière mon visage
Étincelle l’or brillant de ses yeux
Et le miroir perpétue la tradition familiale :
Elle était très belle….
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