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~ Art as self defense

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To high places by narrow roads with Federico Fellini, 8 1/2 –

18 Wednesday Nov 2015

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Cioran, Fellini, 8 1/2, the Heights of Despair

“Once you’ve negated everything and done away completely with all forms of existence, who can you turn to, laughing or crying, if not your own self ? Once you have witnessed the fall of the entire world, there is nothing left but for you to fall too.”

Cioran – On the Heights of Despair

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Le naufrage du langage

26 Monday Oct 2015

Posted by S/O in Uncategorized

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Le réseau est un ragout d’orgueil et de vanités, de mains, d’oreilles, de voix dont je ne peux dire si ils me rapprochent ou m’éloignent de ce que je suis. J’ai beau chercher l’œil par-dessus l’épaule je ne le trouve pas, car dire est souvent un concert d’ombres ou leurs figures tues seules sont vraies, seul le silence peut contenir une connaissance profonde des choses comme l’essence d’une personne se trouve dans sa dimension non révélée.
De ce vacarme ou je ne discerne plus rien, les voix qui mériteraient vraiment d’être entendues sont devenues une pièce de plus dans l’engrenage de la masse anonyme, écrasé par le force du réseau.
Pendant longtemps j’ai voué une grande fascination pour la lettre aleph, tant qu’il est silencieux, comme la vraie connaissance n’est pas sonore, elle est intangible, ineffable.
Si le Midrash a bien une fonction c’est celle de compenser les silences dans le récit de la Torah, il comble par exemple les 75 ans de la vie d’Avraham, le discours entre Cain et Abel, les silences dans la Paracha Noah…. Etc, il nous submerge sous des océans de papiers. Le texte devient ainsi une sorte de labyrinthe, un plais secret aux portes fermées qu’il faut explorer. Aujourd’hui je le trouve inutile, le silence aurait largement suffit.

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La nudité de Laprostituta pudica

26 Monday Oct 2015

Posted by S/O in Uncategorized

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La nudité de Laprostituta pudica :
L’homme a souvent honte de dévoiler sa nudité intérieure et lui préfère un masque poreux, défectueux et un visage saboté par la pudeur. Il se sert alors du langage pour se couvrir comme la peau épargne la vue de nos tripes et l’essence intérieure qui fait une figure de son ombre ne peut plus être vue.
Ainsi écrit Carl Gustave Jung sur la symbolique du serpent dans le fameux livre rouge:

«Je me suis uni avec lui (le serpent) et je ne l’ai pas outrepassé. J’ai pris part à l’humiliation et à la subjugation, j’ai pris la nature du serpent. Si je n’étais pas devenu comme lui, le mal m’aurait soumis comme il a astucieusement déçu Faust … J’ai alors construit une solide structure (peau) et j’ai gagné en stabilité. Le immoral en moi est sauvé ’’.

Il est très intéressant de noter qu’en hébreu les mots être nu et être rusé ont la même racine :
Dans Genèse 3.1 (le serpent était le plus rusé des animaux) עָרוּם » =Arum et un peu plus loin Berechit 2.25 (et ils étaient nus) עֲרוּמִּים =Arumim.

On pourrait ainsi déduire que ce qui relie la nudité à la ruse c’est le langage. Une parole rusée (destructrice) a le pourvoir de perforer l’épaisse paroi qui tapisse l’homme. S’il ne fait pas attention aux charnières qui peuvent dévoiler son intériorité, il se met aux devants d’une grande déception. Le langage a cette double potentialité de couvrir et de dévoiler l’essence.

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The silence of personal merit

24 Saturday Oct 2015

Posted by S/O in Uncategorized

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“Les Caractères/Du mérite personnel” de La Bruyèr

This old edition belonged to my father; more than 15 years now since I’ve read it for the first time. This book contains a treasure trove of timeless and increasingly timely pointers on the necessary art of living up to our social destiny and personal Merit.

I’ve learned that the personal merit is silent and doesn’t need to be reconized…and I’ve learned to not give my time to every superficial acquaintance: it is bestowing what is to you of inestimable worth, upon one who is not likely to be the better for it.

And I’ve learned that the personal merit consists less in the display of one’s own wit and intelligence, than in the power to draw forth the resources of others; he who leaves you after a long conversation, pleased with himself and the part he has taken in the discourse, will be your warmest admirer. Men do not care to admire you, they wish you to be pleased with them; they do not seek for instruction or even amusement from your discourse, but they do wish you to be made acquainted with their talents and powers of conversation; and the true man of genius will delicately make all who come in contact with him feel the exquisite satisfaction of knowing that they have appeared to advantage.This requires great genius and few are gifted with the talent.

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Le palais de Cristal et la fin de l’histoire

24 Wednesday Jun 2015

Posted by S/O in Fiodor Dostoïevski, Uncategorized

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cristal palace, Fiodor Dostoïevski

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Parmi les écrivains du XIX siècle, qui, depuis leur poste d’observation à la périphérie Est européenne retardée ont considère les jeux très avancés d’exploitation agressive du monde avec une réserve critique, Fiodor Dostoïevski s’est révélé comme le diagnosticien le plus clairvoyant.

Dans sa nouvelle « mémoires écrits dans un souterrain » parue en 1864 ; qui ne constitue pas seulement le document fondateur de la psychologie moderne du ressentiment mais aussi la première expression de l’opposition à la globalisation, se trouve une formule qui résume avec une force métaphorique sans égale le devenir du monde au début de la fin de l’ère de la globalisation : cette formule selon laquelle la civilisation occidentale est un « palais de cristal ». Lors de sa visite à Londres en 1842, Dostoïevski avait visité le palais de l’exposition universelle à South Kensington et avait aussitôt saisi de manière intuitive la symbolique de ce bâtiment hybride.

Pour Dostoïevski l’arrivé de cet homme nouveau qui une fois accomplie, la solution technique de la question sociale, vivait parmi ses semblables dans un palais collectif de verre et de métal dans lequel règne un éternel printemps de consensus. Le soleil des bonnes intentions brillait jour et nuit, la coexistence pacifique de tous avec tous irait de soi. Une sentimentalité sans limites.

C’est depuis ce point que le motif de la fin de l’histoire entreprend sa marche triomphale. Les visionnaires du XIX siècle comme les communistes du XX siècle avaient compris que la vie sociale après la fin de l’histoire combattante ne pourrait se dérouler que dans un espace élargi et doté d’un climat artificiel.

Si les combats historiques doivent déboucher sur la paix éternelle, il faudrait intégrer toute la vie sociale dans un habitacle protecteur, ainsi tous les évènements historiques ne pourraient plus survenir, tout au plus des accidents domestiques. Il n’y aurait donc plus de politique ni d’électeur ; uniquement des concours d’ambiances entre les partis et des fluctuations parmi les consommateurs.

Cette gigantesque serre est dédiée à un culte joyeux et frénétique de Baal, pour lequel le XX siècle a proposé le nom de consumérisme. Le Baal capitaliste que Dostoïevski crut reconnaitre à la vue choquante de ce palais à Londres et des masses londoniennes venues s’amuser.

Ainsi la cristallisation désigne le projet de généraliser l’ennui sous une forme normative d’interdire que l’histoire ne fasse de nouveau irruption dans le monde. Encourager et protéger l’immobilité bénigne est désormais l’objectif de tout pouvoir d’état.

Quand on observe le monde tel que l’ont modelé les processus transmis par le capital, on est forcé de constater que le cours actuel des choses a confirmé les anticipations de Dostoïevski sur les ambiances de l’existence dans les palais de verre.

Le palais capitaliste du monde, les marxistes ultra tardifs que sont Negri et Hardt l’ont tout récemment de nouveau arpenté sous le nom d’empire.

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Time and stones

28 Saturday Mar 2015

Posted by S/O in Uncategorized

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Carnet de croquis, le temps
Artist : Lookace Bamber

If I trust Bergson’s idea of the “durée créatrice” I must dissociate material from memory… but I feel that the question is not whether material things last rather then how we can coincide with the inner consciousness of this external time. I cannot forget when Carl Jung tried to make a kind of monument out of stone in 1950 as a manifestation of the occupant.

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La routine selon Audrey Whynot / The routine according to Audrey Whynot

27 Friday Mar 2015

Posted by S/O in Uncategorized

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Audrey Whynot : Comment noter l’improvisation (modes, outils, nécessité) ? Gavant.

Audrey Whynot :How to note improvisation (methods, tools, necessity)? Stuffing.

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Ferdinandea

27 Friday Mar 2015

Posted by S/O in Poetry, Uncategorized

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Mes graves n’émettent plus aucun son

c’est ce que je remarque quand je me réessaye au piano

et l’interminable couvre bouches brodé

avec lequel, enfant, je faisais un lorica.

Sur le dessus du piano défense réduite

des lapins processionnaires insérés dans un bois de Palerme

font route vers l’armoire qui abrite un casque centurion

parodiant les singes de la sagesse.

Il doit y avoir quelque chose

une métaphore qui m’aiderait à parler

mes graves ne sonnent pas.

Je déplace les animaux d’ivoire,

les pierres, l’espèce forte et la friable

quand je referme le piano les charnières grincent

le bois laqué claque.

Sur ma peau dépigmentée ils reprennent leur tour de garde

au millimètre près sur les marques ou la greffe ne prend pas.

Je ne peux pas parler

l’altitude a atrophié mes poumons

je n’ai pas les racines de l’edelweiss

je dois redescendre à ma place

cesser de m’inventer la force d’un membre que je ne possède pas

des images, maintenant que ma main droite seule pianote sébile.

Ma mère et mon père, à l’écart, qui se parlent sans tendresse

mon père, blanc comme un linge, laissé seul et nerveux dans le couloir

car il fait nuit ce matin et les trilles aiguës suffisent à taire

et ma famille éléphantine est en chemin dans l’ivoire.

Je suis sévère avec mon sang

mon corps tubercule tari, qui existe,

et qui cependant n’est pas essences et contingences, bruit la mort,

la phrase du sang n’a pas de point

ou alors il faut être le mot de trop, la saillie.

Ca ne se joue pas à peu de choses tout dire et s’arracher au mensonge

et c’est toute la chair qui vient avec le masque parce qu’il date.

Comment lui dire qu’il y a cette ile, Ferdinandea,

en mer de Sicile qui n’existe qu’en de courtes périodes la tête hors de l’eau

d’Empédocle le volcan à son réveil sa colère le portant,

Empédocle hissé se fait ile

l’ile demeure encore un temps ile,

puis plonge à nouveau

le feu alors rendormi rêve moins de dix mètres sous les vagues

ensuite une éternité passée au crible l’eau.

Dix, vingt, trois secondes, et le volatile reparaît

loin miniature souffle inchangé à l’abri du fouet de la langue.

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Paul Goodman on the Nine Kinds of Silence

14 Saturday Mar 2015

Posted by S/O in Uncategorized

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Click here to lisen to the recording from WBUR’s radio program Stylus, British literary critic and poetry scholar reads Goodman’s anatomy of silence in his own deeply resounding voice.

Goodman writes:

“Not speaking and speaking are both human ways of being in the world, and there are kinds and grades of each. There is the dumb silence of slumber or apathy; the sober silence that goes with a solemn animal face; the fertile silence of awareness, pasturing the soul, whence emerge new thoughts; the alive silence of alert perception, ready to say, “This… this…”; the musical silence that accompanies absorbed activity; the silence of listening to another speak, catching the drift and helping him be clear; the noisy silence of resentment and self-recrimination, loud and subvocal speech but sullen to say it; baffled silence; the silence of peaceful accord with other persons or communion with the cosmos.”

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Achziv Poems-Yehuda Amichai

12 Thursday Mar 2015

Posted by S/O in Amichai Yéhuda, Uncategorized

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Achziv, Yehuda Amichai

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