Descartes se proposait de “bien juger pour bien faire” ; Wittgenstein, quant à lui, de “bien faire et ne rien dire.” Je me demande si, à ce stade de ma vie et un peu plus réconcilié avec ma médiocrité, la sagesse ne serait pas plutôt pour moi d’observer la maxime inverse — tout aussi inapplicable — : bien dire et ne rien faire.
From his window facing the marketplace Rebbe Nachman spotted one of his followers rushing by.
“Have you looked up at the sky this morning?” the Rebbe asked.
“No, Rebbe, I haven’t had the time.”
“Believe me, in fifty years everything you see here today will be gone. There will be another fair–with other horses, other wagons, different people. I won’t be here then and neither will you. So what’s so important that you don’t have time to look at the sky?!”
Rebbe Nachman of Breslev states that it is a segulah to gaze at the sky. (A segulah is something that has some sort of mysterious power, although we may not understand how it works.) He does not exactly say what this is a segulah for, but it seems to be for wisdom.
Today i sat looking at the sky. The blue expanse was especially clear and luminous, and it occurred to me that thoughts are like clouds, massing in the open space of the mind, even taking over, magnetizing all of our attention, but still constantly changing, rearranging like the glass fragments of a kaleidoscope. Yet the open expanse remains the same. Spiritual obstacles are also like clouds. Rebbe Nachman states that all obstacles are illusory, but the main obstacles are those of the mind. They may seem to be the most insubstantial, but not when a person stares them in the face.
Nachman suggests that the essence of reality is actually the “World of Thought” : the cosmic mind. Everything comes from there, and returns there, and in truth — although this is hard for us to grasp — everything constantly remains there. We experience a physical universe, but it emerges from the divine thought:Thus, all existence is like the clouds. Each created thing appears to be solid and firm, but in truth it is insubstantial and transitory. As we say on Rosh Hashanah at the end of U’nesaneh Tokef, “Like a broken shard, like withering grass, like a fading flower, like a passing shadow, like a dissipating cloud, like a gust of wind, like a swirl of dust, like a fleeting dream…”
” When things are very bad, nullify yourself completely. Close your mouth and close your eyes – this is nullification”. Rebbe Nachman.
“When the upper and lower waters were separated from each other, the lower waters were promised that they would also have a chance at elevation. They would be offered on the altar as salt, as well as during the water-libation of Sukkot. Both opportunities had to be promised to the lower waters to mollify them.”
The fragments of information that emerged from the book ( so far ) suggests that Svetlana life had become lonely and unpleasant. In 1985, Time published a story in which she was described as isolated, overweight, vindictive, imperious, and violent. “Her ultimate quarrel was with her father, whom she fatefully resembled”… nothing more awful than resembling to the monster she hated all her life.
Tombant, le plus lourd réunit l’apesanteur libère au bout de quoi nous nous dispersons À nos destinations d’infortune.
la paroi qui était familiere defait les jours un à un l’aphasique attend dans le plus complet dénuement Les mots étant usés Les antonymes gelés soustraient les mots de la langue.
Non il n’y a plus rien au fond de la logorrhée Discussion interminable où aucun mot n’est à sa place et les corps qui encombrent désormais toute la place.
Derniers tests de la voix suite de vibrations qui modèlent le réel et les mots qui tout de suite déraillent.
Dans la fièvre des jours l’aphasique regarde les autres plonger le plus courant le plus triste des spectacles le plus inutile Leur réussite fut totale l’avenir muselé était déjà mort à leur pieds.
Toute la journée à éplucher la même pomme pas mûre Rassuré de planter son bâton au milieu de la brume allant s’épaississant La nuit dernière un rêve de paquebot en naufrage les containers remplis de carcasses de baleines À la lune absente des rêves orphelins la nuit d’automne renverse et avale la mer.
Quand le monde devient plus simple la tristesse s’avance remonte alors vraiment le monde devient plus simple sa fixité est enivrante tant de choses à disposition pendant que tant d’autres choses arrivent encore.
Arrêt imprévu au terme improbable Après exploration alentour (rien ne diffère) et tergiversations reste encore le temps d’apprendre reprendre les étapes prendre acte mais déception encore tout était déjà su.
Il nous a été si pénible de nous arracher que l’illusion seule suffit Nous aurons vécu pour ça Inamovibles gardiens de l’ordre derniers remparts légendes et faux-souvenirs soulagent un peu du passé.
“J’aimerais qu’il existe des lieux stables, immobiles, intangibles, intouchés et presque intouchables, immuables, enracinés ; des lieux qui seraient des références, des points de départ, des sources …
Mon pays natal, le berceau de ma famille, la maison où je serais né, l’arbre que j’aurais vu grandir (que mon père aurait planté le jour de ma naissance), le grenier de mon enfance empli de souvenirs intacts…
De tels lieux n’existent pas, et c’est parce qu’ils n’existent pas que l’espace devient question, cesse d’être évidence, cesse d’être incorporé, cesse d’être approprié. L’espace est un doute : il me faut sans cesse le marquer, le désigner ; il n’est jamais à moi, il ne m’est jamais donné, il faut que j’en fasse la conquête.
Mes espaces sont fragiles : le temps va les user, va les détruire : rien ne ressemblera plus à ce qui était, mes souvenirs me trahiront, l’oubli s’infiltrera dans ma mémoire, je regarderai sans les reconnaître quelques photos jaunies aux bords tout cassés. Il n’y aura plus écrit en lettres de porcelaine blanche collées en arc de cercle sur la glace du petit café de la rue Coquillière : “ Ici, on consulte le bottin “ et ” Casse-croûte à toute heure”.
L’espace fond comme le sable coule entre les doigts. Le temps l’emporte et ne m’en laisse que des lambeaux informes…
Ecrire : essayer méticuleusement de retenir quelque chose, de faire survivre quelque chose : arracher quelques bribes précises au vide qui se creuse, laisser, quelque part, un sillon, une trace, une marque ou quelques signes.” G. Perec.
The tradition is to eat a new fruit at Roch Hachana. I did it for many years, but this year particularly it has a real meaning for me. For months I thought I wanted back what I lost but this beautiful tradition made me understand that what I really want is new possibility, which is everything that Rosh Hashana represents — the opportunity to re-create ourselves every year.
” A naive missionary of the Middle Ages even relates that, in one of his journeys in search of the Paradise on earth, he reached the horizon where the Sky and the Earth meet, he found a certain point where they were not welded, where he passed, bending his shoulders under the cover of the heavens. […] What is this blue that certainly exists, and whose veil hides the stars from us during the day? “.
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